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www.ronniehabib.com ronnie habib artist painter
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Exposition Second skin
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Une longue série de travaux autour du vêtement, que j’ai commencée il y a plus de cinq ans. D’abord développées à travers la peinture, puis le dessin et l’installation, les oeuvres ont évolué au fil du temps.
Je vous invite à découvrir le parcours de cette exposition à l’
Espace Rosa Bonheur
20 av. Jean Moulin
92260 Fontenay-aux-Roses
Vernissage
le jeudi 15 octobre 19H
à l’adresse d’Espace Rosa Bonheur
Jours et horaires d’ouverture après le vernissage
Mardi de 16h à 18h / Samedi et Dimanche de 15h à 18h30.
Merci
Voici la liste des œuvres :
Présentation d'exposition
Bouleversé par l’effondrement de l’usine Rana Plaza au Bangladesh, Ronnie-Habib commence à réfléchir aux vêtements que nous utilisons pour nous couvrir,
comme une deuxième peau. En effet, la culture du
tissage et du textile est profondément enracinée dans son pays d’origine. La mousseline de Dhaka, ce tissu d’une finesse exceptionnelle, était connue en Europe au XVIIe siècle et notamment appréciée de
Marie-Antoinette et de Joséphine Bonaparte.
Ce savoir-faire ancestral s’est métamorphosé en un puissant moteur économique pour ce pays, passant en un clin d’oeil de l’artisanat traditionnel à une industrialisation effrénée et parfois débridée. Dans les années 1990-2000, les marques de vêtements européennes et américaines ont braqué leurs regards sur le Bangladesh, déclenchant ainsi une nouvelle vague de la post-révolution industrielle pour satisfaire une société de consommation tournée vers la « cheap fashion ».
Cet incident a totalement redessiné le visage de la ville natale de l’artiste. Indéniablement, les usines textiles sont cruciales pour l’économie de ce pays, mais leurs déchets laissent derrière eux une cicatrice
environnementale irréparable.
Au-delà de sa simple fonction, le textile se transforme en une matière politique, porteuse de sens.
À travers ses oeuvres, l’artiste dépeint tour à tour des personnages en train de dévoiler leur intériorité en ôtant leurs vêtements, tout comme il représente ces mêmes habits jetés, tels des déchets abandonnés.
Dans deux autres oeuvres de grand format, un jeune garçon est représenté en silhouette, avec des formes inspirées du longi, un vêtement traditionnel d’Asie du Sud. Loin des conventions figuratives, cette approche confère à l’oeuvre une portée universelle. Ensuite,
l’artiste a cousu des vêtements jetés par les membres de sa famille, renforçant ainsi la dimension personnelle et intime de l’oeuvre.
Le vêtement devient un moyen de communication, un reflet de notre identité, parfois dissimulée sous ses plis et ses coutures, parfois exhibée avec fierté.
L’artiste développe ainsi une profonde réflexion autour des vêtements qui nous enveloppent et remet en
question l’idée que le vêtement n’est qu’une simple
seconde peau, mais plutôt notre première peau, et
parfois, bien au-delà de cela.
À travers cette série, l’artiste est à la recherche du lien entre sa propre peau et cette « deuxième peau », où la frontière entre le textile et la réalité s’estompe, tissant une narration autour de la plasticité du textile.



